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French to Italian: Locarno dossier General field: Art/Literary Detailed field: Cinema, Film, TV, Drama
Source text - French Introduction
Lors de ma nomination en tant que directeur artistique du Festival international du Film de Locarno, le 14 août dernier, j’ai proposé au Conseil d’Administration un projet relativement simple.
• Replacer le cinéma au centre du festival, affiner et clarifier le programme, renforcer la manifestation tant pour le public que pour les professionnels, en Suisse comme à l’étranger.
• Confirmer l’identité historique du festival comme un espace de découverte de tous les cinémas possible, du film de genre à l’art visuel.
• Et faire de Locarno un festival unique en son genre, à l’image de son public : libre, curieux et courageux.
Le jour est maintenant venu de voir, sur le papier du moins, si j’y suis parvenu, avec la collaboration des trois adjointes à la direction artistique Chicca Bergonzi, Nadia Dresti et Tiziana Finzi, et de toute l’équipe du festival.
De jour et de nuit
Nous avons conçu une programmation en deux temps qui se répondent et se croisent.
Une sélection de jour qui, à travers la Compétition, les Cinéastes du présent, les courts métrages des Léopards de demain, Play Forward et la rétrospective, offre ce qui se fait de mieux et de plus innovant dans le cinéma d’aujourd’hui, un espace privilégié de découvertes (de nouvelles tendances, courants, pays de productions, cinéastes, etc.), et un véritable marché pointu et attentif.
Une sélection de nuit qui fait de la Piazza Grande un espace de fête et de magie propice à satisfaire le plus grand nombre… Tout en cherchant à surprendre, à travers des contrastes et des gestes forts.
Cela veut dire présenter essentiellement sur la Piazza des films récents, importants, inédits en salle ; et faire de chaque soir un événement unique, grâce à la présence – systématique – du réalisateur et / ou de ses acteurs. Mais cela veut dire aussi que l’écran de la Piazza doit refléter le reste du programme du Festival : on pourra ainsi y découvrir deux documentaire, un court métrage issu des Léopards de demain ou une œuvre plus expérimentale venue de Play Forward.
Un Festival international au centre de l’Europe
Locarno doit affirmer sa place de carrefour de l’Europe. Libéré de la pression de gros marchés nationaux – notre petit pays de 7 millions d’habitants divisé en trois régions linguistiques ne fait pas le poids face à la France ou l’Italie – Locarno se trouve par contre enrichi par ses trois cultures nationales, par sa tradition d’ouverture internationale, et par un pays de cinéphiles où le public est depuis longtemps l’un des plus curieux au monde.
C’est pourquoi Locarno doit, et peut défendre avec autant d’attention les cinématographies francophones, germanophones et italophones que celles du monde entier.
Locarno 2006, un voyage autour du monde
Chaque festival de cinéma est un voyage. Celui-ci commencera aux Etats-Unis – avec «Miami Vice» de Michael Mann qui fera l’ouverture sur la Piazza Grande et avec l’Excellence Award décerné à l’acteur américain Willem Dafoe. Le voyage continuera par l’Europe, d’Ouest en Est : avec le Prix Raimondo Rezzonico du meilleur producteur attribué au remarquable collectif français (emmené par Robert Guédiguian) Agat, avec la nouvelle – et très attendue - Journée du cinéma suisse, avec la rétrospective consacrée au cinéaste finlandais Aki Kaurismäki, avec le Léopard d’honneur consacré au cinéaste russe Alexandre Sokourov. Le festival passera s’en ira enfin en Asie du Sud-Est pour rencontrer les jeunes créateurs invités au sein de la section Open Doors.
Ce tour du monde cinématographique reflète bien la diversité d’origine des films au programme, marquée par trois pôles majeurs : les Amériques (du Nord, bien sûr, mais aussi le Centre et le Sud), l’Europe et l’Asie. Mis à part l’Algérie, l’Afrique manque cruellement à l’appel, réalité d’un continent en crise, mais d’où prochainement, nous l’espérons, reviendront de grands cinéastes.
Cette diversité géographique est aussi, avant tout, cinématographique. En effet, Locarno doit demeurer un espace de défense du cinéma dans tous ses états, qu’il s’agisse du cinéma soit disant considéré comme destiné à un grand public mais signé, à notre avis, par de véritables auteurs («Miami Vice» ou «Little Miss Sunshine» par exemple), du film de genre (comme la comédie «gore» britannique «Severance» ou le thriller autrichien «In drei Tage bist du Tod»), du documentaire de création ou d’œuvres plus exigentes (comme «Fragments de la Grâce» de Vincent Dieutre, qui fera l’ouverture de la nouvelle Compétition Cinéastes du présent ou le nouveau document de la japonaise Naomi Kawase).
C’est en passant de l’un à l’autre, sans préjugés, que le spectateur de Locarno pourra vivre vraiment le festival.
Moins de films
En 2005, la sélection du festival comprenait près de 250 moyens et longs métrages, y compris la rétrospective, Appellation Suisse et la Semaine de la critique.
Il y en aura environ 170 cette année, soit une réduction de plus de 25% des films présentés.
Une nouvelle compétition
La Compétition Vidéo avait fêté l’an dernier ses dix ans et avait également, après dix ans de révélation, perdu son sens premier. La vidéo n’est plus aujourd’hui l’espace exclusif des nouvelles tendances de la création cinématographie. Elle a essaimé partout et plus de la moitié des films du festival sont réalisés sur un support électronique ou digital.
Nous avons donc décidé de créer aujourd’hui la Compétition Cinéastes du Présent afin de donner un maximum de visibilité – et de prestige — aux œuvres de celle sélection qui, depuis sa création, constitue l’espace privilégié de toutes les expériences les plus innovantes au sein du Festival.
Installée au FEVI dans la même salle que la Compétition officielle, cette nouvelle compétition possède aussi un jury de cinq membres et deux prix d’une valeur de CHF 30'000 chacun, l’un financé par la maison de mode italienne C.P. Company et l’autre par la chaîne de télévision française CinéCinémas Auteurs.
Un nouveau prix et un nouveau jury
Traditionnellement, le jury de la compétition officielle décernait également un Léopard d’argent doté de CHF 30'000 par la Ville et la région de Locarno à la meilleure première ou deuxième œuvre de la compétition. Avec la naissance de la nouvelle compétition Cinéastes du présent, où seront présentés de nombreux premiers films, il nous a semblé opportun de déplacer cette récompense sur l’ensemble des deux sections. Et de créer ainsi un Léopard de la première œuvre attribué par un jury transversal de trois membres – qui regardera tous les premiers films des deux compétitions.
LE PROGRAMME
La Piazza Grande
La Piazza Grande doit être le carrefour et la vitrine du Festival. Le lieu où tous les publics se mélangent et viennent prendre part à l’événement de la projection sur cet écran géant. Nous allons donc y présenter quelques-uns des grands films des mois à venir comme le thriller «Miami Vice», la satire américaine «Little Miss Sunshine» ou l’Espagnol «Un Franco catorze Pesetas». Mais aussi des films plus exigeants comme le documentaire de Marcel Schüpbach «La liste de Carla», sur le Tribunal pénal internationale de La Haye.
L’écran de la Piazza doit aussi refléter le reste du programme du Festival, des courts métrages des Léopards de demain aux œuvres expérimentales de Play Forward – dont on verra ainsi quelques perles sur la Piazza.
Comme nous l’avions souhaité, la Piazza Grande accueillera non seulement trois films suisses (et deux courts métrages) et trois films américains, mais aussi un film allemand, un Autrichien, quelques francophones et un film italien en première mondiale : «Quale amore» de Maurizio Sciarra, tourné en grande partie à Lugano, avec Giorgio Pasotti et Vanessa Incontrada.
Avec 11 premières mondiales ou internationales, la Piazza s’affiche comme une vitrine de prestige international du meilleur du cinéma mondial.
«Das Leben der Anderen», par exemple, film humaniste sur le système de contrôle mis en place par l’ex-République Démocratique Allemande et plus particulièrement la Stasi, en est un excellent exemple. Premier long métrage du jeune cinéaste Florian Henckel-Donnersmarck, ce film allie la rigueur documentaire à une mise en scène qui ne s’interdit pas l’émotion.
Il n’y aura «que» trois films qui ne seront pas tout à fait inédits sur la Piazza : trois films issus de la sélection officielle de Cannes, et présentés en première publique à Locarno. «Les lumières du faubourg» de Aki Kaurismäki comme point fort de la rétrospective, «La loi du plus faible» de Lucas Belvaux en hommage à la société de production Agat qui reçoit le prix Raimondo Rezzonico, et «Indigènes» de l’Algérien Rachid Bouchareb, prix d’interprétation masculine collectif à Cannes, qui nous semblait renouer avec une grande tradition du film de guerre engagé et sensible.
La compétition
Une vingtaine de films, une quinzaine de pays représentés : la compétition 2006 s’impose comme un espace de passionnante découvertes. Des cinéastes confirmés comme le Catalan Marc Recha («Dies d’Agost»), l’Allemand Iain Dilthey («Genfangene»), le Géorgien Dito Tsintsadze («Der Mann von der Botschaft») ou l’Italienne Roberta Torre («Mare Nero») affinent et confirment leurs langages poétiques. Plus jeunes, le Cubain Jorge Luis Sanchez, ou le Sarde Enrico Pau n’hésitent pas à user des ressorts du mélodrame pour narrer des destins singuliers, liés pour l’un à la déréliction cubaine, pour l’autre à la crise italienne. Et des auteurs plus jeunes comme le portugais Hugo Vieira da Silva ou le Français Laurent Achard nous plongent dans des situations de crise à la fois très dures et lumineuses.
De nombreux films stigmatisent aussi la relation difficile entre les adultes – qui semblent avoir perdu leurs repères – et les enfants ou les adolescents, coupés du monde qui les environne. Regard d’une jeune femme de ménage sur un couple qui se délite chez l’Iranien Asqar Farhadi, échange entre une psychologue judiciaire et l’adolescente qu’elle doit interroger dans «Stephanie Daley» de Hilary Brougher ou initiations croisées de deux nageurs dans «Agua» de Veronica Chen.
Mis à part leurs grandes différences stylistiques, tous ces films dessinent un portrait – tour à tour dramatique ou ironique – de la société contemporaine. Comme le Belge Joaquim Lafosse, dans «Ça rend heureux», son deuxième long métrage. Il y raconte l’histoire (très autobiographique) d’un cinéaste qui, après l’échec commercial de son premier film («Folie privée», présenté en compétition à Locarno !) tente de faire un film sans argent et avec des techniciens et acteurs au chômage. Avec beaucoup d’humour (noir), il stigmatise ainsi l’état de misère d’une Europe où les laissez pour compte forment la majorité.
La compétition Cinéastes du présent
Cinéastes du Présent a toujours été reconnu a Locarno comme un espace privilégié de découvertes et d’événements, à la fois stylistiques et thématiques – et doit le rester. D’un côté à travers une sélection d’œuvres qui, à divers titre, documentent le présent. De l’autre à travers la nouvelle Compétition Cinéastes du présent, un espace à la fois exigeant et très diversifié sur la création cinématographique qui prolonge et renforce la tradition de la section, glissant de façon imprévisible sur la frontière de plus en plus floue entre fiction et réalité.
Du sublime «Fragments sur la grâce» où le Français Vincent Dieutre enquête sur l’histoire du Jansénisme à travers les textes et récits écrits à l’époque à Port-Royal aux nouveaux «Three Digital Shorts» réalisés pour le compte du Festival de Jeonju, en Corée, par Eric Khoo, Pen-Ek Ratanaruang et Djamshed Usmonov, en passant par le vrai-faux documentaire «Street Thief» de l’Américain Malik Bader, la compétition affiche à la fois quelques noms de réalisateurs confirmés – la Japonaise Naomi Kawase, le Libanais Ghassan Salhab, la Lettone Laila Pakalnina, les Italiens Giuseppe Maderna et Carlo Luglio – avec de très nombreuses révélations, du Japonais Omori Tatsushi avec «Whispering of Gods» à la française Florence Colombani avec «L’étrangère». Cette compétition fait souffler un vent de nouveauté et d’originalité sur le festival.
Les Cinéastes du présent
La nouvelle Compétition Cinéastes du Présent est désormais complétée par un certain nombre de films événements, hors compétition, réunis en l’occurrence par leur vision originale du présent. Documentaires ou fictions, ces films nous proposent, d’une façon forte, des instantanés de notre monde, de l’impressionnante plongée dans les «déviances» sexuelles opérée par le Suisse Raphaël Sybilla dans «No Body is Perfect» au portrait de la célèbre famille de l’édition italienne «Feltrinelli» par Alessandro Rossetto, en passant par une évocation sans complaisance de la mémoire de la révolution au Nicaragua par Stéphane Goël («Que viva Maurice Demierre» ou l’impressionnant document «TV Junkie» de Michael Cain et Matt Radecki, sur un «anchorman» de la télévision américaine qui a passé sa vie à se filmer.
Il faut ajouter à ceux-là un film profondément bouleversant: «Jour après jour», un film de Jean-Daniel Pollet réalisé par Jean-Paul Fargier. Une sorte de testament lumineux de 356 photographies laissé par le cinéaste Jean-Daniel Pollet à son ami Jean-Paul Fargier afin qu’il puisse l’achever après sa mort. Un film testament qui se transforme en hymne au temops – et à la vie !
A propos du cinéma
Locarno renoue également avec une tradition plus ancienne : celle de présenter également des œuvres récentes et inédites qui, d’une façon constructive, réfléchissent (sur) le cinéma. En analysant certains phénomènes liés au cinéma mondial comme l’effarant documentaire de Kirby Dick, «This Film is not Yet Rated», qui dénonce la censure déguisée que constitue le système de «rating» aux Etats-Unis. En donnant la parole à des cinéastes sur des cinéastes, comme quand Jean-Pierre Limosin rencontre les frères Dardenne, Daniele Segre filme Manoel de Oliveira ou Julie Bertucelli croise Otar Iosseliani. Ou alors à travers des œuvres plus subjectives encore, où le cinéma se mue à une réflexion plus intime : celle d’un cinéaste (Corso Salani) à la recherche passionnée – donc amoureuse – de ses actrices ; ou encore celle de Keija Kramer qui, en compagnie de Stephen Dwoskin, part sur les traces de son père, le cinéaste Robert Kramer.
Evénements
A noter encore que nous présenterons encore deux événements majeurs, hors compétition : tout d’abord, à l’occasion de la remise du Léopard d’Honneur à Alexandre Sokourov, le cinéaste suisse nous offre la première mondiale de sa nouvelle «Elégie», un documentaire consacré au violoncelliste Mistlav Rostropovich.
Ensuite, en marge de la présentation en Compétition Cinéastes du présent de la nouvelle série «Three Digital shorts» nous programmerons la rétrospective des cinq séries précédentes produites par le Festival coréen de Jeonju. Un condensé des meilleurs cinéastes d’Asie, de Wong Kar-Wai à Park Chang-Wok en passant par Jia Zhang-Khe.
Les Léopards de demain
La section traditionnellement consacrée aux courts-métrages, propose comme toujours deux compétitions : la première concerne les œuvres de jeunes réalisateurs suisses, la seconde rassemble des films explorant une région particulière du globe.
Cette année, les Léopards de demain s’intéressent à l’est de la Méditerranée, en entreprenant un voyage des Balkans au Moyen Orient, à travers des pays où les courts métrages jouent un rôle essentiel dans la possibilité d’expression des jeunes cinéastes.
A noter qu’un court métrage des Léopards de demain sera présenté hors compétition et en première mondiale sur la Piazza Grande. Il s’agit de «Rachel» du Suisse Frédéric Mermoud, lauréat des Léopards de demain et du prix du Cinéma suisse pour son précédent film, «L’escalier».
Play Forward
Play Forward accueille dorénavant les œuvres plus radicales qui, par le passé, étaient présentées dans les sections Vidéo et In Progress. A la fois ludique et tournée vers le futur, ouverte à toutes les technologies digitales, cette section veut être l’espace privilégié de toutes les expérimentations de la création audiovisuelle contemporaine, toutes durées et formats confondus.
La section alternera au Palavideo de Muralto une sélection d’œuvres issues des grandes galeries d’art internationales et des œuvres qui rejoignent, par l’autre bout, les œuvres plus radicales des Cinéastes du présent.
La rétrospective
En consacrant la rétrospective 2006 au réalisateur finlandais Aki Kaurismäki, nous avons voulu redonner à ce cinéaste la place de choix qui lui revient au sein du cinéma mondial. Et permettre à tous – professionnels et grand public – de (re)découvrir toute son œuvre d’un coup, en sa compagnie, bien sûr, et avec celle de ses plus proches amis et collaborateurs : le chef opérateur Timo Salminen, ou les comédiens Kati Outinen, Sakari Kuosmanen, Evelyne Didi et André Wilms, qui présenteront aussi quelques films auxquels ils ont participé.
Outre la présentation sur la Piazza Grande en première publique, après Cannes, de son nouveau film «Les lumières du faubourg», la rétrospective est accompagnée par différents éléments qui permettront de mieux comprendre le travail du cinéaste.
Tout d’abord le livre, co-édité par les Cahiers du Cinéma, qui est une première à double titre. D’abord parce ce livre est en couleurs. Ensuite parce qu’il ne sera pas un recueil d’essais. Ce sera la la première fois que Aki Kaurismäki parle de son travail, explique ses choix, ses références. Ce long entretien a été réalisé par l’historien, journaliste et ami Peter Von Bagh, et le cinéaste a lui même complété et précisé certains points ultérieurement.
Ce livre est également un complément essentiel au programme du Festival. Car aux films de la rétrospective s’ajoute encore la Carte blanche : une vingtaine de films choisis par le réalisateur finlandais. Films de référence qui constituent pour Aki Kaurismäki, grand cinéphile, des références importantes. De Murnau aux frères Dardenne en passant par Chaplin, Buñuel, Keaton, Ozu, Vigo, Powell & Pressburger, Becker, Bresson, Godard, Kurosawa, Tati, Chahine, Sirk, De Sica, ou Cassavetes. A noter que Luc Dardenne viendra à Locarno présenter «Rosetta» en compagnie de Aki Kaurismäki.
Enfin, pour couronner le tout, la Casa Rusca accueillera durant toute la durée du Festival une exposition des magnifiques photos de Marja-Leena Hukkanen, photographe de plateau attitrée de tous les films de Kaurismäki, y compris le dernier.
Une journée catalane
A l’occasion des 20 ans de Catalan Films, Locarno rend hommage au dynamisme particulier du cinéma catalan, l’une des regions les plus prolifiques d’Espagne, notamment en ce qui concerne le documentaire de création et l’exploration de territoires indéfinis entre fiction et documentaire.
Outre les deux films catalans présentés en sélection officielle, «Dies d’Agost» de Marc Recha (en Compétition) et «La Silla» de Julio D. Wallowits (en Compétition Cinéastes du Présent) seront également présentés quatre autres longs et deux courts métrages inédits en Suisse.
Open Doors
Organisée avec le soutien de la Direction pour le Développement et la Coopération (DDC) du Département fédéral des Affaires étrangères, Open Doors entend, depuis trois ans, mettre en lumière les cinéastes et les films provenant de pays en voie de développement – cinématographiquement parlant, tout du moins – et leur permettre de trouver des partenaires de coproduction pour leurs nouveaux projets.
Cette année, dans une organisation renouvelée, le Festival présentera onze nouveaux projets provenant du sud-est asiatique (Malaisie, Indonésie, Thaïlande, Singapour). Chaque cinéaste invité avec son projet présentera également l’un de ses films précédents au public, composant ainsi, avec quelques autres longs métrages une sélection représentative de films-clé provenant de ces pays.
Mais encore…
Des hôtels et des fêtes
Au vu de la fermeture de quatre hôtels de Muralto, nous avons souhaité développer l’offre du Festival du côté de la commune voisine d’Ascona, où est situé un parc hôtelier moderne, dynamique et de grande qualité. Pour ce faire, nous avons grandement amélioré cette année les services de navettes entre Locarno et Ascona (env. 8 à 10 min.), cela de jour comme de nuit.
Nous avons également tout essayé pour faire en sorte que le symbolique Grand Hôtel de Locarno (situé sur le territoire de la commune de Muralto) reste ouvert. Mais à moins de le racheter en investissant tout notre budget (et donc à renoncer à faire le festival plusieurs années de suite), nous ne pouvons rien faire de plus. En attendant donc son rachat par des investisseurs qui, nous l’espérons, redonneront à ce prestigieux édifice tout son lustre, nous avons cherché d’autres solutions pour animer les soirées et les nuits du Festival.
Nous allons ainsi développer différents lieux alternatifs au centre de la ville, pour la plupart inédits, et nous allons aussi multiplier les fêtes dans des espaces spécifiques de la région.
Locarno à Ascona : les cubes Play Forward
Dans le même ordre d’idée et dans le but d’assurer le développement du Festival dans toute la région de Locarno, de Tenero a Brissago, nous débutons cette année une collaboration accrue avec la commune voisine d’Ascona. En exploitant au mieux son parc hôtelier, en prévoyant au cinéma Otello de nombreuses projections en première et des rencontres professionnelles – notamment pour Open Doors, et en déménageant sur le bord du lac de la cité un des symboles du Festival : les cubes.
Installés aux abords immédiats du Forum et de la passerelle qui relie le FEVI à La Sala, ces deux cubes noirs recèlent un espace de projection destiné à des œuvres digitales contemporaines, programmées en son temps par Harald Szeeman puis par Francesco Bonami.
En installant ces deux cubes sur les quais de Ascona, le Festival entend à la fois favoriser le déplacement des festivaliers et intriguer les visiteurs présents en villes, qui pourraient ainsi souhaiter découvrir autre chose du Festival. Ces cubes intègrent une sélection de la nouvelle section Play Forward : une assemblage d’œuvres digitales aux confins du cinéma et de l’art visuel, qui expriment à la fois une vision artistique d’avant-garde et un certain sens du jeu.
La programmation des cubes va dans ce sens : dans l’un, le spectateur pourra trouver des œuvres fortes, exigeantes, radicale; dans l’autre des œuvres accessibles à tous les publics – familles et enfants compris – liées notamment aux jeux vidéos et aux créations pour iPod.
Le cinéma suisse
Le cinéma suisse sera une nouvelle fois à l’honneur au Festival avec pas moins de 10 films présentés en première mondiale, sans compter les Léopards de demain et le Cinéma suisse redécouvert. Soit un film en compétition («Das Fräulein» de Andrea Staka), un en compétition Cinéastes du présent («La vraie vie est ailleurs« de Frédéric Choffat), trois en Cinéastes du présent («La traductrice» de Helena Hazanov, «Que viva Maurice Demierre» de Stéphane Goël et «No Body is Perfect» de Raphaël Sybilla) et bien trois sur la Piazza Grande, ce qui est une vraie première («Die Herbstzeitlosen» de Betttina Oberli, «La liste de Carla» de Marcel Schüpbach et «Mon frère se marie» de Jean-Stéphane Bron). Trois longs métrages auxquels viennent s’ajouter les deux courts métrages «Jeu» de Georges Schwizgebel et «Rachel» de Frédéric Mermoud.
La journée du cinéma suisse
Le but de la Journée du cinéma suisse est de mettre en valeur les films, les auteurs, les producteurs et toute l’industrie du cinéma de ce pays au sein du Festival international du film de Locarno, à la fois auprès du public suisse – à travers les frontières linguistiques – du public et des professionnels étrangers.
Si le cinéma suisse a toujours été à l’honneur dans toutes les sections du Festival, il s’agit ici de mettre en avant une idée positive de «notre» cinéma, dans une perspective à la fois réflexive et festive.
A l’initiative du Festival, en collaboration avec l’Office fédéral de la Culture, l’Azienda elettrica ticinese (AET), Swiss Films, la SSR-SRG Idée Suisse, la SSA, Suissimage, Suisa, Swissperform et Pro Litteris, Locarno fera dont la fête au cinéma suisse le mardi 8 août du matin jusqu’au soir tard… très tard !
Au petit matin, le léopard jaune et noir du festival changera de livrée et passera au rouge et blanc. Puis se succéderons remises de prix, projections, castings, animations, tables rondes jusqu’à la soirée sur la Piazza Grande avec la première mondiale de «Mon frère se marie» de Jean-Stéphane Bron.
Conversations et tables rondes
En plus d’abriter chaque jour les traditionnelles rencontres avec les auteurs des films de la compétition, le Forum du Festival accueillera cette année encore différentes tables rondes et quelques conversations. Rencontres avec l’acteur lauréat de l’Excellence Award, Willem Dafoe, avec les cinéastes Aki Kaurismäki (pour la rétrospective) et Alexandre Sokourov (pour le Léopard d’Honneur). Rencontre avec les cinéastes et producteurs du Sud-Est asiatique invités pour Open Doors. Rencontre plus politique avec Carla Del Ponte et différentes personalités de la justice et des Affaires étrangères autour de la justice internationale en marge de la projection de «La liste de Carla» de Marcel Schüpbach. Et tables rondes consacrées à des thématiques plus cinématographiques, notamment sur la création digitale et l’avenir du cinéma-pixel et sur les frontières toujours plus indéfinissables entre cinéma et art, fiction et réel. Deux discussions qui complètent et prolongent ce que l’ensemble du programme du Festival va proposer au public.
Translation - Italian Introduzione
Al momento della mia nomina come direttore artistico del Festival internazionale del film di Locarno, avvenuta il 14 agosto scorso, ho proposto al Consiglio di Amministrazione un progetto alquanto semplice.
• Riportare il cinema al centro del festival, rifinire e rendere più trasparente il programma, rinvigorire la manifestazione sia rispetto al pubblico che ai professionisti, in Svizzera come all’estero.
• Confermare l’identità storica del festival in quanto spazio di scoperta di tutte e categorie cinematografiche, dal film di genere all’arte visuale.
• Fare di Locarno un festival unico nel suo genere, forgiato all’immagine del suo pubblico: libero, curioso e coraggioso.
Ed ora è arrivato il momento di verificare, almeno sulla carta, se sono riuscito nel mio intento, avvalendomi della collaborazione degli altri tre responsabili alla direzione artistica Chicca Bergonzi, Nadia Dresti e Tiziana Finzi, e dell’intero staff del festival.
Di giorno e di notte
Abbiamo concepito una programmazione in due tempi a percorso parallelo ed incrociato.
La selezione di giorno, tramite la Competizione, i Cineasti del presente, i cortometraggi dei Pardi di domani, Play Forward e la Retrospettiva, offre i prodotti migliori e più innovativi del cinema del presente, uno spazio che privilegia le scoperte (di nuove tendenze, correnti, paesi di produzione, cineasti, ecc.), ed un attento mercato specialistico.
La selezione di notte, che si terrà sulla Piazza Grande, è un luogo di festa e di magia capace di soddisfare le esigenze di un più vasto pubblico… con l’intento di sorprendere grazie a contrasti e gesti importanti.
Questo significa che i film presentati sulla Piazza saranno opere recenti significative, ancora inedite in sala; ciò farà di ogni serata un avvenimento unico, grazie anche alla presenza – sistematica – del regista e / o degli attori. Ma questo significa anche che lo schermo della Piazza dovrà riflettere il resto del programma del Festival: qui sarà possibile fare la conoscenza di due documentari, di un cortometraggio proveniente dalla sezione Pardi di domani o di un’opera più sperimentale della sezione Play Forward.
Un festival internazionale al centro dell’Europa
Locarno deve confermare il suo ruolo di crocevia d’Europa. Il nostro piccolo paese, che conta solamente 7 milioni d’abitanti divisi in tre regioni linguistiche, non può avere il peso della Francia o dell’Italia e non è soggetto alla pressione dei grandi mercati nazionali – ma al contrario, Locarno si ritrova arricchito delle sue tre culture nazionali, della sua tradizione internazionale e di un paese appassionato di cinema il cui pubblico rappresenta da tempo una delle platee più aperte del mondo.
Per questo motivo Locarno ha l’obbligo e la capacità di sostenere le produzioni cinematografiche di lingua francese, tedesca e italiana con la stessa attenzione che riserva a quelle degli altri paesi.
Locarno 2006, un viaggio intorno al mondo
Ogni festival del cinema è come un viaggio. Il viaggio di quest’anno inizierà negli Stati Uniti – con «Miami Vice» di Michael Mann che inaugurerà le proiezioni sulla Piazza Grande e con il premio Excellence Award che sarà assegnato all’attore americano Willem Dafoe. Il viaggio continuerà quindi in Europa, dall’ovest verso l’est, con il conferimento del premio Raimondo Rezzonico per il migliore produttore all’eccezionale gruppo francese Agat, sotto la guida di Robert Guédiguian, con la nuova e attesissima Giornata del cinema svizzero, con la retrospettiva dedicata al regista finlandese Aki Kaurismäki, con il Pardo d’onore consacrato al regista russo Alexander Sokurov. Il percorso del festival ci condurrà quindi nell’ Asia del sud-est, per incontrare i giovani registi invitati alla sezione Open Doors.
Questo giro del mondo cinematografico riflette le varietà d’origine dei film in programma, articolata su tre poli principali: le Americhe (quella settentrionale, naturalmente, ma centrale e meridionale), l’Europa e l’Asia. Con la sola eccezione dell’Algeria, l’Africa manca completamente all’appello, come segno inequivocabile di un continente in crisi, ma dal quale, speriamo, arriveranno presto grandi cineasti.
Questa varietà geografica è soprattutto una varietà di cinema. Infatti Locarno deve offrire uno spazio per la difesa del cinema di tutti i paesi del mondo, sia di quel cinema che si considera destinato al grande pubblico ma che porta la firma, a nostro avviso, di autentici autori («Miami Vice» o «Little Miss Sunshine» per esempio), del film di genere (come la commedia britannica «gore» «Severance» oppure il thriller austriaco «In drei Tage bist du Tod»), del documentario o di opere più esigenti (come «Fragments de la Grâce» di Vincent Dieutre che inaugurerà la nuova sezione competitiva Cineasti del presente, oppure l’ultima creazione della giapponese Naomi Kawase).
È passando da una tappa all’altra, senza pregiudizi, che gli spettatori di Locarno sapranno assaporare il festival nella sua vera essenza.
Meno film
Nel 2005 la selezione del festival comprendeva quasi 250 film, tra corti e lungometraggi, compresi i film della Retrospettiva, Appellation Suisse e della Settimana della critica.
Quest’anno il numero dei film presentati sarà di 170 circa, il che equivale ad una riduzione di più del 25%.
Una competizione nuova
La Competizione Video ha festeggiato l’anno scorso i dieci anni dalla sua inaugurazione, ma in questi dieci anni costellati di rivelazioni, ha anche perduto il suo significato originale. Infatti il formato video non rappresenta più l’ambito esclusivo delle nuove tendenze della creazione cinematografica, ma è ormai ampiamente diffuso: più della metà dei film presenti al festival sono stati realizzati con un supporto elettronico o digitale.
Abbiamo quindi deciso di dare vita alla competizione Cineasti del presente ai fini di conferire più attenzione – e più prestigio — alle opere di questa selezione che costituisce dalla sua creazione l’ambito di elezione dei tentativi più innovativi visibili in seno al Festival.
Situata come la Competizione ufficiale nella sala FEVI, questo nuovo concorso si avvarrà di una giuria di cinque membri e di due premi del valore di CHF 30.000 ciascuno, uno finanziato dalla casa d’abbigliamento italiana C.P. Company, e l’altro dalla rete televisiva francese CinéCinémas Auteurs.
Un premio nuovo ed una giuria nuova
Come voleva la tradizione, la giuria della competizione ufficiale ha assegnato fino ad ora un Pardo d’argento dotato di CHF 30.000 per mano della città e regione di Locarno alla migliore opera prima o seconda tra quelle in concorso. Dopo la creazione del nuovo concorso Cineasti del presente, al quale parteciperanno numerose opere prime, ci è sembrato opportuno destinare questi premi in denaro all’insieme delle due sezioni, e dare vita inoltre ad un nuovo premio, il Pardo per l’opera prima, che sarà assegnato da una giuria trasversale composta da tre membri, che assisterà a tutte le opere prime presenti nelle due competizioni.
IL PROGRAMMA
La Piazza Grande
La Piazza Grande dovrà essere il crocevia e la vetrina del Festival. Il luogo dove le platee si mischieranno e parteciperanno insieme alla proiezione dei film sullo schermo gigante. In questa occasione presenteremo alcuni dei grandi film dei mesi a venire, come il thriller «Miami Vice», la satira americana «Little Miss Sunshine» oppure il film spagnolo «Un Franco catorze Pesetas», ma anche film più esigenti, come il documentario di Marcel Schüpbach «La liste de Carla», che ha per soggetto il Tribunale Internazionale de L’Aia.
Inoltre lo schermo della Piazza dovrà riflettere l’insieme del programma del Festival, dai cortometraggi dei Pardi di domani alle opere sperimentali di Play Forward – di cui potremo vedere alcune perle sulla Piazza.
Com’è nostro desiderio, la Piazza Grande non accoglierà solamente tre film svizzeri (e due cortometraggi) e tre film americani, ma anche un film tedesco, uno austriaco, diversi film francofoni ed un film italiano in prima mondiale: «Quale amore» di Maurizio Sciarra, girato in gran parte a Lugano, con Giorgio Pasotti e Vanessa Incontrada.
Grazie alle 11 prime mondiali o internazionali, la Piazza si afferma come una vetrina di prestigio internazionale del meglio del cinema mondiale.
Ne è un esempio eccellente «Das Leben der Anderen», un film di carattere umanista sul sistema di controllo messo in atto dall’ex Repubblica Democratica Tedesca e soprattutto dalla Stasi. Si tratta del primo lungometraggio del giovane regista Florian Henckel-Donnersmarck, capace di unire il rigore documentaristico ad una regia che lascia spazio alle emozioni.
Saranno «solamente» tre i film sulla Piazza a non essere inediti: si tratta di tre film provenienti dalla selezione ufficiale di Cannes che saranno presentati in prima al pubblico di Locarno. «Les lumières du faubourg» di Aki Kaurismäki come punto forte della retrospettiva, «La loi du plus faible» di Lucas Belvaux in omaggio alla casa di produzione Agat che riceverà il premio Raimondo Rezzonico, e «Indigènes» dell’algerino Rachid Bouchareb, premio collettivo per la migliore interpretazione maschile a Cannes, che ci sembra rinnovare la grande tradizione del film di guerra di grande impegno e sensibilità.
La competizione
Con una ventina di film ed una quindicina di paesi rappresentati, la competizione 2006 s’imporrà come un mondo di appassionanti scoperte. Registi affermati come il catalano Marc Recha («Dies d’Agost»), il tedesco Iain Dilthey («Genfangene»), il georgiano Dito Tsintsadze («Der Mann von der Botschaft») o l’italiana Roberta Torre («Mare Nero») confermano ed affinano il loro linguaggio poetico. Registi più giovani, come il cubano Jorge Luis Sanchez o il sardo Enrico Pau, non esitano a ricorrere alle armi del melodramma per raccontare dei destini singolari, uno legato alla desolata realtà cubana, l’altro alla crisi italiana. Ed altri registi ancora più giovani, come il portoghese Hugo Vieira da Silva o il francese Français Laurent Achard, ci fanno immergere in situazioni di crisi crudeli ed allo stesso tempo radiose.
Numerosi film mettono l’accento sulla difficile relazione tra gli adulti, che sembrano aver perduto i loro punti di riferimento, ed i bambini o gli adolescenti, tagliati fuori dal mondo che li circonda. Potremo vivere lo sguardo di una donna di servizio rivolto ad una coppia alla deriva nel film dell’iraniano Asqar Farhadi, lo scambio tra una psicologa giudiziaria e l’adolescente che deve interrogare in «Stephanie Daley» di Hilary Brougher, o i rituali d’iniziazione di due nuotatori in «Agua» di Veronica Chen.
Questi film, pur mostrando una grande differenza di mezzi stilistici, hanno in comune la creazione di un ritratto, di volta in volta drammatico o ironico, della società contemporanea. Come il belga Joaquim Lafosse in «Ça rend heureux», il suo secondo lungometraggio, in cui racconta la storia (molto autobiografica) di un regista che, dopo il fallimento commerciale del suo primo film («Folie privée», presentato in concorso a Locarno !), cerca di fare un film senza soldi e con uno staff tecnico ed artistico di disoccupati. Con molto senso dell’umorismo (nero) sottolinea lo stato di miseria di un’Europa in cui gli abbandonati costituiscono la maggioranza.
La competizione Cineasti del presente
Cineasti del presente ha sempre rappresentato per Locarno la palestra ideale per le scoperte e gli eventi importanti, sia stilistici che tematici, e tale deve restare. Sia tramite una selezione di opere che, a titolo diverso, documentano il presente, sia tramite la nuova competizione Cineasti del presente, un ambito ambizioso e molto vario dell’inventiva cinematografica che prosegue e rinforza la tradizione di questa sezione, oltrepassando imprevedibilmente il confine sempre più evanescente tra finzione e realtà.
Dal sublime «Fragments sur la grâce», nel quale il francese Vincent Dieutre indaga sulla storia del Giansenismo utilizzando dei testi e racconti scritti all’epoca a Port-Royal, ai nuovi «Three Digital Shorts», realizzati per conto del Festival di Jeonju, in Corea, da Eric Khoo, Pen-Ek Ratanaruang e Djamshed Usmonov, passando per il documentario tra realtà e finzione «Street Thief» dell’americano Malik Bader, la competizione vanta la presenza di alcuni registi affermati – come la giapponese Naomi Kawase, il libanese Ghassan Salhab, la lettone Laila Pakalnina, gli italiani Giuseppe Maderna e Carlo Luglio – e numerose rivelazioni, dal giapponese Omori Tatsushi con «Whispering of Gods» alla francese Florence Colombani con «L’étrangère». Questo concorso porterà al festival un vento di novità e di originalità.
I Cineasti del Presente
La nuova competizione Cineasti del Presente è ormai completata da un certo numero di eventi cinematografici, fuori concorso, riuniti all’occorrenza per la loro originale visione del presente. Questi film, siano essi documentari o fiction, ci propongono delle riprese istantanee di grande efficacia del nostro mondo, una visione impressionante delle «devianze» sessuali con «No Body is Perfect» dello svizzero Raphaël Sybilla, un ritratto della celebre famiglia di editori italiana con «Feltrinelli» di Alessandro Rossetto, passando per un’evocazione priva di compiacimento del ricordo della rivoluzione nel Nicaragua di Stéphane Goël («Que viva Maurice Demierre» o l’impressionante documento «TV Junkie» di Michael Cain e Matt Radecki, che tratta di un «anchorman» della televisione americana che passa la vita a filmare sé stesso.
A queste opere si deve aggiungere un’opera profondamente sconvolgente: «Jour après jour», un film di Jean-Daniel Pollet realizzato da Jean-Paul Fargier. Si tratta di una specie di testamento luminoso composto da 356 fotografie lasciate dal regista Jean-Daniel Pollet al suo amico Jean-Paul Fargier con l’intento di portarlo a termine dopo la sua morte. Un film-testamento che si trasforma in un inno al tempo – e alla vita!
A proposito di cinema
Locarno riscopre una tradizione di più antica data: quella di presentare delle opere recenti ed inedite che riflettono sul cinema in maniera costruttiva, per esempio analizzando certi fenomeni del cinema mondiale come nell’incredibile documentario di Kirby Dick «This Film is not Yet Rated», che denuncia la censura mascherata del sistema del «rating» negli Stati Uniti. O dando la parola a registi che raccontano di altri registi, come quando Jean-Pierre Limosin incontra i fratelli Dardenne, o quando Daniele Segre filma Manoel de Oliveira o Julie Bertucelli s’imbatte in Otar Iosseliani. O ancora attraverso delle opere più personali, nelle quali il cinema si trasforma in una riflessione più intima: come quella di un regista (Corso Salani) alla ricerca appassionata – e quindi amorosa – delle sue attrici; o ancora quella di Keija Kramer che insieme a Stephen Dwoskin segue le impronte di suo padre, il regista Robert Kramer.
Eventi
È da notare inoltre che saranno presentati due eventi principali fuori competizione: innanzitutto, in occasione dell’assegnamento del Pardo d’onore a Alexander Sokurov, il regista russo ci mostrerà in prima mondiale la sua nuova opera «Elégie», un documentario consacrato al violoncellista Mistlav Rostropovich.
E poi nel quadro della presentazione nella competizione Cineasti del presente della nuova serie «Three Digital shorts», mostreremo una retrospettiva di cinque serie precedenti prodotte per il festival coreano di Jeonju. Sarà un condensato dei migliori registi asiatici, da Wong Kar-Wai a Park Chang-Wok e Jia Zhang-Khe.
I Pardi di domani
La sezione che, per tradizione, è consacrata ai cortometraggi, comprende come sempre due concorsi: il primo concerne le opere di giovani registi svizzeri, il secondo riunisce film che esplorano una particolare regione del mondo.
Quest’anno i Pardi di domani si volgeranno verso l’est del Mediterraneo, facendo un viaggio che parte dai Balcani per arrivare al Medio Oriente, passando attraverso paesi nei quali i cortometraggi rivestono un ruolo essenziale per la possibilità d’espressione dei giovani cineasti.
È da notare inoltre che un cortometraggio dei Pardi di domani sarà presente sulla Piazza Grande fuori concorso ed in prima mondiale. Si tratta di «Rachel» dello svizzero Frédéric Mermoud, già insignito dei Pardi di domani e del premio del Cinema svizzero grazie alla sua opera precedente, «L’escalier».
Play Forward
Play Forward accoglierà d’ora in avanti le opere più radicali, che nelle precedenti edizioni sarebbero state presentate nelle sezioni Video e In Progress. Questa sezione dall’aspetto ludico e rivolto verso il futuro, aperto a tutte le tecnologie digitali, vuole diventare lo spazio privilegiato per tutti gli esperimenti della creazione audiovisiva contemporanea, di qualsiasi durata e formato.
La sezione alternerà al Palavideo di Muralto una selezione di opere tratte dalle grandi gallerie d’arte internazionali ed opere che riuniscono, all’estremo opposto, le opere più radicali dei Cineasti del presente.
La Retrospettiva
Consacrando la Retrospettiva 2006 al regista finlandese Aki Kaurismäki, abbiamo voluto restituire a questo regista il posto che gli spetta in seno al cinema mondiale, e permettere di far scoprire o riscoprire a tutti – professionisti e grande pubblico – in un’unica occasione la sua intera produzione, naturalmente in sua compagnia e in compagnia dei suoi più stretti collaboratori ed amici: il capo operatore Timo Salminen, gli attori comici Kati Outinen, Sakari Kuosmanen, Evelyne Didi e André Wilms, che presenteranno anche qualcuno dei film ai quali hanno partecipato.
Oltre alla presentazione sulla Piazza Grande in prima per in pubblico, dopo Cannes, del nuovo film «Les lumières du faubourg», la retrospettiva sarà integrata da elementi diversi che permetteranno di comprendere meglio il lavoro del regista.
Innanzitutto il libro, con la coedizione dei Cahiers du Cinéma, che rappresenta una prima in doppio senso, visto che si tratta di un libro a colori, e che non è una raccolta di saggi. Sarà la prima volta che Aki Kaurismäki parlerà del suo lavoro, e spiegherà le sue scelte, le sue preferenze. Questa lunga intervista è stata realizzata dallo storico, giornalista ed amico Peter Von Bagh, e lo stesso regista ha completato e integrato ulteriormente alcuni passi del materiale.
Inoltre questo libro completa in modo essenziale il programma del festival. Infatti ai film della Retrospettiva si aggiunge anche la Carte blanche: una ventina di film scelti dallo stesso regista finlandese. Si tratta quindi di film che costituiscono per Aki Kaurismäki, come grande amante del cinema, degli importanti riferimenti. Da Murnau ai fratelli Dardenne, a Chaplin, Buñuel, Keaton, Ozu, Vigo, Powell & Pressburger, Becker, Bresson, Godard, Kurosawa, Tati, Chahine, Sirk, De Sica e Cassavetes. Da notare anche che Luc Dardenne sarà presente a Locarno per presentare «Rosetta» insieme a Aki Kaurismäki.
Infine, a coronazione del tutto, la Casa Rusca accoglierà per tutta la durata del festival la mostra delle fotografie magnifiche di Marja-Leena Hukkanen, fotografa di teatro accreditata sul set di tutti i film di Kaurismäki, compreso il più recente.
Una giornata catalana
In occasione dei 20 anni del cinema catalano, Locarno rende omaggio al dinamismo particolare del cinema della Catalogna, una delle regioni iberiche più fertili soprattutto per ciò che riguarda il documentario artistico e l’esplorazione dei territori indefiniti tra finzione e documentario.
Oltre ai due film catalani presentati nella selezione ufficiale, «Dies d’Agost» di Marc Recha (in concorso) e «La Silla» di Julio D. Wallowits (nella competizione Cineasti del presente), saranno presentati altri quattro lungometraggi e due cortometraggi ancora inediti in Svizzera.
Open Doors
Organizzata grazie al sostegno delle Direzione per lo Sviluppo e la Cooperazione (DDC) del Dipartimento Federale degli Affari Esteri, da tre anni la sezione Open Doors vuole fare luce sui registi e sulle opere provenienti dai paesi in via di sviluppo – cinematograficamente parlando – e permettere a questi di trovare i giusti partner per la realizzazione dei nuovi progetti.
Quest’anno seguendo un percorso già visitato, il festival presenterà undici nuovi progetti originali del sud-est asiatico (Malesia, Indonesia, Tailandia, Singapore). Ogni regista invitato al festival, presenterà al pubblico, insieme la suo progetto, anche uno dei suoi precedenti film, dando vita così, insieme ad altri lungometraggi, ad una selezione rappresentativa dei film-chiave del suo paese.
Ed ancora…
Sugli alberghi e sulle feste
A causa della chiusura di quattro alberghi di Muralto, abbiamo voluto allargare le disponibilità del festival al vicino centro di Ascona, dove si trovano strutture alberghiere moderne, dinamiche e di grande qualità. Per fare questo abbiamo apportato grandi miglioramenti ai servizi di navetta tra Locarno ed Ascona (da 8 a 10 min. circa) che saranno attivi sia di giorno che di notte.
Abbiamo fatto di tutto per impedire la chiusura del simbolico Grand Hôtel di Locarno (situato nel territorio del comune di Muralto). Purtroppo questo non ci è stato possibile, a meno di investire il nostro intero budget (rinunciando quindi a diverse edizioni del festival negli anni a seguire). In attesa che l’albergo venga acquistato da investitori che, speriamo, restituiranno a questo prestigioso edificio tutto il suo splendore, abbiamo cercato altre soluzioni per animare le serate e le notti del festival.
Intendiamo quindi dare vita a luoghi alternativi, per la maggior parte inediti, nel centro cittadino, e aumentare il numero dei festeggiamenti in ambiti specifici della regione.
Locarno a Ascona : i cubi Play Forward
Nello stesso ordine d’idee e con l’intento di assicurare un’affermazione del festival in tutta la regione di Locarno, da Tenero a Brissago, abbiamo dato vita quest’anno ad una più stretta collaborazione con il vicino comune di Ascona. Sfruttando al meglio le sue strutture alberghiere, ed allestendo nel cinema Otello numerose proiezioni di prime e di incontri professionali, soprattutto per la sezione Open Doors, e spostando sul bordo del lago della città uno dei simboli del festival: i cubi.
Situati agli immediati confini del Foro e della passerella che collega il FEVI a La Sala, questi due cubi neri celano uno spazio destinato alla proiezione di opere digitali contemporanee, programmate prima da Harald Szeeman, poi da Francesco Bonami.
Situando i due cubi sui moli di Ascona, il festival vuole favorire lo spostamento dei visitatori del festival e, allo stesso tempo, invitare i visitatori presenti nella città a scoprire nuovi aspetti del festival. I cubi sono integrati in una selezione della nuova sezione Play Forward: una raccolta di opere digitali ai confini tra cinema ed arti visive, che danno espressione ad una visione artistica d’avanguardia ma anche ad una certo senso del gioco.
La programmazione di cubi avviene in questo senso: da una parte, lo spettatore potrà visionare delle opere forti, ambiziose, radicali; dall’altra, delle opere accessibili a tutto il pubblico – anche alle famiglie ed ai bambini – relative soprattutto ai giochi video e alle creazioni per l’iPod.
Il cinema svizzero
Il cinema svizzero sarà di nuovo al centro del festival con non meno di 10 film in programmazione, senza considerare i Pardi di domani ed il Cinema svizzero riscoperto. Un film in concorso («Das Fräulein» di Andrea Staka), uno nella competizione Cineasti del presente («La vraie vie est ailleurs« di Frédéric Choffat), tre in Cineasti del presente («La traductrice» di Helena Hazanov, «Que viva Maurice Demierre» di Stéphane Goël e «No Body is Perfect» di Raphaël Sybilla) e ben tre sulla Piazza Grande, il che rappresenta una vera prima assoluta («Die Herbstzeitlosen» di Betttina Oberli, «La liste de Carla» di Marcel Schüpbach e «Mon frère se marie» di Jean-Stéphane Bron). Tre lungometraggi ai quali si aggiungono i due cortometraggi «Jeu» di Georges Schwizgebel e «Rachel» di Frédéric Mermoud.
La giornata del cinema svizzero
L’intento della Giornata del cinema svizzero è quello di mettere in risalto i film, i registi, i produttori e tutta l’industria cinematografica di questo paese nel quadro del Festival internazionale del film di Locarno, sia all’attenzione del pubblico svizzero – abbattendo le frontiere linguistiche –, sia a quella del pubblico e dei professionisti stranieri.
Il cinema svizzero ha sempre goduto di un occhio di riguardo in tutte le edizioni del festival, ma quest’anno intendiamo affermare un’idea positiva nel «nostro» cinema, in una visione riflessiva ed, allo stesso tempo, festosa.
Locarno festeggerà questa iniziativa, in collaborazione con l’Ufficio Federale per la Cultura, l’Azienda elettrica ticinese (AET), Swiss Films, la SSR-SRG Idée Suisse, la SSA, Suissimage, Suisa, Swissperform e Pro Litteris, il martedì 8 agosto a partire dal mattino fino a tarda sera… si farà molto tardi!
Al mattino presto il leopardo giallo e nero, simbolo del festival, cambierà aspetto vestendosi di rosso e bianco. Quindi si succederanno premiazioni, proiezioni, casting, animazioni, tavole rotonde fino alla sera sulla Piazza Grande con la prima mondiale di «Mon frère se marie» di Jean-Stéphane Bron.
Conversazioni e tavole rotonde
Oltre ad ospitare i tradizionali incontri con gli autori dei film in competizione, il Foro del Festival accoglierà quest’anno anche diverse tavole rotonde ed alcune conversazioni. Un incontro con l’attore vincitore dell’Excellence Award, Willem Dafoe, con i registi Aki Kaurismäki (per la retrospettiva) e Alexander Sokurov (per il Pardo d’onore). Un incontro con i registi e produttori del sud-est asiatico invitati per la sezione Open Doors. Un incontro di carattere più politico con Carla Del Ponte e diverse personalità della giustizia e degli affari esteri sulla questione delle giustizia internazionale in occasione della proiezione di «La liste de Carla» di Marcel Schüpbach. E diverse tavole rotonde dedicate a temi più strettamente legati al cinema, soprattutto alle creazioni digitali ed al futuro del cinema in pixel ed alle frontiere sempre più indefinibili tra cinema e arte, finzione e realtà. Due discussioni completeranno ed amplieranno il programma che il festival intende proporre quest’anno al suo pubblico.
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Bio
►Accreditations
Legally recognized interpreter with graduation in interpreting from the Humboldt Universität zu Berlin, Germany.
Sworn
interpreter for the German law courts and notaries with accreditation
number D VI 56/01 (http://www.justiz-dolmetscher.de/start.jsp)
►Qualification
2000
- Enrolment in the doctoral program of the Department of
Cinematographic Studies at the Freie Universität Berlin, Germany,
researcher on Japanese cinema, subject of the doctoral dissertation:
Cinematographic Depiction of Transcendence in the Japanese Ghost Movies.
1999
- Modern language degree (5 years studies) in Japanese and French from
Humboldt Universität zu Berlin, title of my graduation thesis: Ein
Deutscher im Darumaji-Tempel, (annotated translation from Japanese to
German of the script “Darumaji no doitsujin” by Akira Kurosawa,
published: ISSN 1435 – 0351,
https://www.iaaw.hu-berlin.de/de/region/ostasien/historisches/japanologie/ehemalige#S
1991
- International certificate of highest level for German (Großes
Deutsches Sprachdiplom) from Goethe Institut Berlin, Germany
1986 - Second Cambridge Certificate from Harrow College for Further Education, London, UK
1982 - high school graduation from Istituto Magistrale Statale „Benedetto Croce“, Oristano, Italy
►Portfolio (selection of translation projects completed)
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